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L'opération Mikaël - 21 mars 1918
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En 1918, les Allemands lancèrent
cinq offensives afin de percer le front et d'emporter
la guerre. La première eut lieu en Picardie le
21 mars. Elle visait Amiens et la séparation des
armées britannique et française. Baptisée
opération "Mikaël", elle fut, dans
un premier temps, une réussite : le front fut enfoncé
et la Vème armée britannique mise hors de
combat. Les Français durent alors envoyer des renforts
en urgence après les chutes d'Albert, Roye et Montdidier.
Cependant, début avril, le front se stabilisa sur
une ligne Montdidier - Cantigny (qui fut le premier village
pris par la toute première division américaine
envoyée au combat - à la fin avril) - Castel
- Hangard (à l'est de Villers-Bretonneux) et Dernancourt
(à l'ouest d'Albert).
Conséquence de la spectaculaire avancée
allemande, la coordination de la bataille revint à
un seul homme, le général Foch, lors de
la conférence de Doullens du 26 mars. Une décision
qui allait lui donner le commandement unique des armées
alliées (à l'exception de l'armée
belge) le 3 avril suivant.
L'opération "Mikaël" s'arrêta
elle dans une dernière poussée à
Villers-Bretonneux les 24 et 25 avril. Sous les ordres
du général Carey, Britanniques et Australiens
stoppèrent l'avance des Allemands vers Amiens.
Mais entre-temps, ces derniers avaient lancé une
seconde offensive, toujours contre les Britanniques, le
9 avril, dans les Flandres, afin de s'emparer des ports
de la Manche.
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la Grande Guerre en Picardie
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