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Au début de la guerre, l'artillerie
française reposait essentiellement sur le "75"
(plus de 4.000 canons en service en août 1914) que
l'on décrivait comme l'arme de la victoire. L'Allemagne,
contrairement à la France, misait, elle, sur l'artillerie
lourde et il faudra attendre le milieu de l'année
1916 pour que l'armée française soit aussi
bien équipée que sa rivale.
Canon de 75 (France, photo 1)
Le "75", le canon sur lequel comptait tant l'armée
française, mis en service en 1898, est le fruit
de six années de recherches pour un résultat
plus que convaincant. Grâce à un frein révolutionnaire,
et secret, il permet un long recul ne nécessitant
pas de nouvelles mise au point et rendant son tir très
précis. Sa cadence pouvait monter jusqu'à
vingt coups à la minute et il avait une portée
pouvant aller jusqu'à 7.500 mètres pour
les obus explosifs.
A noter que ce canon s'accompagne d'un caisson contenant
72 obus.
Canon de 77 (Allemagne, photo 2)
Produit peu de temps avant l'apparition du "75",
le canon de 77 va rapidement subir des améliorations
pour être à la hauteur du canon français.
Mais, même dans sa version finale de 1906, ses performances
resteront inférieures à son grand rival.
Canon de 152 mm (Russie, photo 3)
Ce canon russe, modèle 1904, produit par l'arsenal
d'Obukhov, capturé par les Allemands, a été
utilisé en France.