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Au début du conflit, seule l'Allemagne
possédait de l'artillerie de tranchée (Minenwerfer
de 76 mm et de 250 mm), qui de part son tir courbe permettait
d'atteindre l'ennemi situé à courte distance
et protégé par un talus, un mur, une tranchée
...
La France débuta dans ce domaine en utilisant des
mortiers datant de Louis-Philippe mais aussi grâce
à l'artillerie artisanale fabriquée par
les soldats eux-mêmes, en utilisant les moyens du
bord. Mais elle saura se doter, petit à petit,
de ce matériel indispensable qui prendra très
vite le nom de "crapouillot".
Mortier de 58 n°2 (France, photo 1)
Apparu au début de l'année 1915, évolution
du mortier de 58 n°1 qui était un canon, fixé
sur une semelle, qui s'inclinait à l'aide d'un
chevalet, ce mortier est l'élément de base
de l'artillerie française. Son projectile le plus
célèbre étant une bombe à
ailettes de 16 kg pouvant être projetée à
environ un kilomètre.
Mortier de 240 (France, photo 2)
Le 240 T, d'un poids de 624 kg, atteignant une tonne en
position de tir, devait reposer sur une plate-forme de
madriers pour être en équilibre. D'une installation,
dans les tranchées, fastidieuse puisque'il fallait
compter une dizaine de jours, il pouvait expédier
une bombe d'environ 87 kg et sa portée de tir variait
de 450 à 1.400 mètres. Il fera son apparition,
sur le front, au cours du deuxième semestre de
l'année 1915. En 1916, une version améliorée,
le 240 T C fera son apparition : tube plus long, plus
lourd, plus longue portée et encore plus dévastateur.
Minenwerfer de 76 mm (Allemagne, photo 3)
Le mortier le plus répandu dans l'armée
allemande qui pouvait être mis sur roues pour être
transporté plus facilement.
Minenwerfer de 250 mm (Allemagne, photo 4)
Ce mortier pouvait projeter un projectile de 100 kg à
plus de 500 mètres et pouvait également
être monté sur roues pour son transport.