ANZAC : Australian and New Zealand Army Corps > corps
d'armée australien et néo-zélandais.
plaques commémoratives à la cathédrale d'Amiens
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Véritable chef-d'oeuvre érigé
au XIIIème siècle, la cathédrale
d'Amiens fut un joyau qu'il fallut préserver au
cours de la Grande Guerre. Dès 1915, des sacs de
sable s'empilèrent devant la façade et,
au fil du temps, statues, vitraux et orgues furent démontés
pour être placés en lieu sûr. Le Saint-Siège
ira même jusqu'à solliciter la mansuétude
de l'empereur Guillaume II pour l'épargner.
Amiens fut occupée par l'armée allemande
du 31 août au 11 septembre 1914 et, une fois le
front stabilisé, vécut au rythme de la guerre,
comme toute grande ville de l'arrière. La capitale
picarde devint un lieu où se mêlèrent,
dans les rues, les cafés et les restaurants, dans
une farandole colorée et bruyante, soldats et officiers
de toutes nationalités, en permission dans leur
uniforme vieilli au front ou en grande tenue pour les
"embusqués" ; infirmières de toutes
origines ; ouvrières affectées aux usines
qui se multipliaient ; ... Et même jusqu'aux artistes-peintres
qui travaillaient à l'atelier de camouflage installé
au cirque. Amiens qui devint également, pour les
blessés évacués, un lieu de repos
salutaire ou la fin d'un calvaire.
Mais les troupes de passage ne furent pas le seul contact
direct avec la guerre. Jusqu'au 15 août 1918, la
ville fut bombardée, régulièrement,
par les airs et par l'artillerie, comme par cette pièce
de marine dissimulée, au printemps 1918, à
Chuignes, près de Bray-sur-Somme, et qui fut capturée
par les Australiens le 23 août. En quatre ans, les
bombardements firent 824 victimes civiles et militaires,
dont 493 blessés, et endommagèrent 3.671
immeubles, dont 731 totalement détruits.
Aujourd'hui, après les destructions dues au second
conflit mondial, hormis le monument aux morts et les cimetières,
on ne trouve plus guère trace de cette époque.
Mais en visitant la cathédrale, on peut mesurer
l'importance qu'eut Amiens, tant aux yeux des Français
que de leurs Alliés, au cours de la Première
Guerre mondiale. Une dizaine de plaques, tels des ex-voto,
est là pour le rappeler. Ainsi, celle dédiée
au Maréchal Foch, commandant en chef des armées
alliées, défenseur et libérateur
de la ville (photo 1 - gauche). Mais aussi, certainement
la plus remarquable, par ses décorations, est sans
aucun doute celle qui rend hommage à la mémoire
des 600.000 soldats des armées de la Grande-Bretagne
et de l'Irlande tombés au champ d'honneur en France
et en Belgique (photo 1 - droite). Hommage également
aux ANZAC : une plaque est dédiée aux soldats
de l'armée impériale australienne qui participèrent,
eux aussi, vaillamment et victorieusement, à la
défense d'Amiens de mars à août 1918
(photo 2 - gauche) ; alors qu'une autre est à la
gloire des Néo-Zélandais, qui sont tombés
dans les batailles de la Somme et dans la délivrance
finale de la ville (photo 2 - droite). Une autre est à
la mémoire du Royal Canadian Dragoons (photo 3
- gauche) alors que les habitants de Terre-Neuve se souviennent
du sacrifice des leurs au cours de la première
bataille de la Somme (photo 3 - droite). Plus loin, le
6ème régiment du génie américain
est à l'honneur (photo 4 - gauche) alors qu'une
liste de paroissiens recense quelques-uns des 2.433 Amiénois
tués au cours du conflit (photo 4 - droite). Les
Amiénois qui rendent également hommage au
général Debeney, vainqueur de la bataille
de Picardie, défenseur de leur ville, du 26 mars
au 5 avril 1918, et vainqueur du Santerre le 8 août
de la même année (photo 5 - gauche). Une
autre plaque est à la mémoire de Raymond
Asquith, fils aîné du premier ministre britannique
de l'époque, tombé au cours de la bataille
de la Somme et inhumé près de Guillemont
(photo 5 - droite). Enfin, une dernière rend hommage
aux troupes coloniales (photo 6).