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Château-Thierry (Aisne)
Les pieds dans des débris, dont
des barbelés et un casque allemand, un poilu repose,
face contre terre, figé à jamais par la
mort (photos 1 & 2).
Pierrefonds (Oise)
Le visage déformé par la
colère, un soldat fouille sa musette pour s'emparer
d'une grenade, tandis qu'à sa gauche agonise un
camarade blessé et qu'un autre, à sa droite,
semble l'encourager dans son geste (photo 3).
Proyart (Somme)
Un tel monument (photo 4, à droite),
dans un aussi petit village, à de quoi étonner.
D'ailleurs, on ne lui donne plus le nom de "monument
aux morts" mais celui de "l'arc de triomphe",
comme l'indiquent les panneaux placés dès
l'entrée du village. Inauguré le 28 septembre
1924 par le général de Castelnau, il a été
érigé grâce à des fonds versés
par la famille Normand, propriétaire, à
l'époque, du château situé de l'autre
côté de la route. Ce qui pourrait paraître
pour une démesure était tout simplement
à la hauteur de leur chagrin, eux qui avaient perdu
leur fils unique dans les combats de la Somme. En plus
du poilu placé en son centre (photo 4, à
gauche), le pied posé sur un casque à pointe,
deux bas reliefs se découvrent sur les côtés
: le premier, intitulé "Le départ",
représente un homme quittant sa femme, sa mère
et son fils (photo 5, à gauche) ; le second, "La
France reconnaissante", montre le Poilu enlacé
par la France (photo 5, à droite).
La Ferté-Milon (Aisne)
Ce poilu (photo 6) symbolise tous ceux
que l'on peut retrouver sur les nombreux monuments aux
morts de France. Fusil à la main, regard tourné
vers le Nord, dans la direction d'où sont venus
les Allemands, il veille pour l'éternité
sur un lieu qui a retrouvé la quiétude.
Sa précense nous incite à ne pas oublier
les souffrances du passé.