Jouxtant le cimetière communal,
accessible de là par un passage ou, plus loin,
par un chemin baptisé du nom "de la réconciliation",
cette nécropole a été édifiée,
en mars 1921, par la France, qui a regroupé,
à l'endroit où se trouvait un cimetière
allemand, des tombes provenant de dix-huit lieux proches,
dont celui de La Bovette.
Après 1914, Fourdrain est devenu pour les Allemands
un village d'étape, avec quelques hopitaux militaires.
Ainsi, on trouve, dans ce cimetière, des hommes
qui ont été blessés de 1915 à
1917 dans le secteur du Chemin des Dames et de Soissons,
ainsi que ceux tombés au cours de la contre-offensive
alliée de l'été 1918. On y trouve
également les tombes de soldats engagés
dans les services d'étape et qui sont morts accidentellement
ou de maladie. La dernière inhumation date du
17 octobre 1918.
Aujourd'hui, cette nécopole contient 1.907 tombes
(croix en pierre) dont celle d'un Autrichien. Des 1.261
corps inhumés dans des tombes individuelles,
seuls quatre n'ont pu être identifiés et
des 646 corps reposant dans l'ossuaire, seuls 13 ont
pu être identifiés.
|