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Située à l'ouest de la ville, cette nécropole
a été édifiée à l'automne
1914, par les Allemands, pour y inhumer les soldats tués
au cours des combats qui se sont déroulés,
dans la région, du 28 au 30 août 1914 (parmi
lesquels de nombreux hommes de la "prestigieuse"
Garde Prussienne). Elle a ensuite été inaugurée
par l'empereur Guillaume II, le 18 octobre 1916 : à
cette époque, deux statues de guerriers grecs en
bronze, oeuvre de Wilhelm Wandschneider, se trouvaient
devant le monument où étaient inscrits le
nom de tous les soldats inhumés dans ce cimetière
(à ce moment-là, 706 Allemands mais également
191 Français et 80 Britanniques dont les corps
ont été déplacés, après
la guerre, mais dont les noms figurent toujours sur l'un
des murs). Ces statues ont depuis disparu (seuls les socles
subsistent) et le monument lui-même a été
dégradé (photo 4, prise fin juillet 2006).
Saint-Quentin devenant une place importante du dispositif
allemand, à l'arrière du front, des hôpitaux
y ont été implantés ; ainsi, de nombreux
soldats, morts de leurs blessures, tant Allemands qu'Alliés,
ont donc été inhumés ici, en partie
au cours de la bataille de la Somme mais surtout au cours
des offensives et de la contre-offensive alliée
de 1918. A ce moment-là, et depuis la retraite
sur la ligne Siegfried de mars 1917, la ville se trouvait
à proximité du front et le cimetière
avait subi de nombreux dégâts à cause
des bombardements.
Après l'Armistice, la France a regroupé
dans ce cimetière de nombreux corps provenant de
98 lieux différents situés jusqu'à
35 kilomètres aux alentours. Aujourd'hui, on trouve
7.795 corps (croix en métal) dans cette nécropole
: des 6.294 reposant dans des tombes individuelles, six
n'ont pu être identifiés ; tandis que des
1.935 reposant dans les deux ossuraies, seuls 434 ont
pu être identifiés.