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Situé au milieu des champs, accessible
par un chemin partant de la nécropole nationale,
ce cimetière a été érigé
en février 1917. A cette époque, deux unités
de soins étaient installées à Cerisy-Gailly
(les 13ème et 39ème Casualty Clearing Stations)
ainsi qu'un hôpital provisoire (41ème Stationary
Hospital, de mai 1917 à mars 1918) : en 1915, les
baraquements étaient installés de part et
d'autre de la route de Sailly (D71), avant la montée
de la côte, à proximité de ce cimetière,
mais en 1917, les Britanniques avaient pris possession
de l'H.O.E. 3, construit par les Français, qui
se trouvait, tout de même à un bon kilomètre
de là. Capturé par les Allemands lors de
leur offensive de mars 1918, le village sera libéré
par le Corps d'Armée Australien en août 1918.
Aujourd'hui, cette nécropole contient 745 corps
(597 Britanniques, 65 Canadiens, 81 Australiens et 2 Sud-Africains).
Après l'armistice, il n'y avait ici que 206 corps
de soldats de l'ex-Empire Britannique et ceux de 158 Français
(déplacés depuis, très certainement
dans la nécropole nationale située à
cent mètres) et 35 Allemands (dont les tombes ont
également été regroupées ailleurs).
Les 539 autres corps ont été amenés
des quatre cimetières suivants, mais aussi de quelques
tombes isolées sur le proche champ de bataille
: Maricourt military cemetery, Ste-Helene british
cemetery (un hameau de Pontruet, dans l'Aisne), Beaufort-en-Santerre
british cemetery et Buigny-les-Gamaches communal
cemetery (à une vingtaine de kilomètres
au sud d'Abbeville), tous situés assez, voire même
très, loin de Cerisy-Gailly.