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Guillaume Apollinaire
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Guillaume Apollinaire, de son vrai nom
Guillaume de Kostrowitzky, est déjà un
poète connu lorsqu'il décide de s'engager,
à l'automne 1914, dans l'armée
française. Né à Rome, le 26 août
1880, abandonné par son père en 1885,
il passe son enfance, en compagnie de sa mère et
de son frère, à Monaco,
Cannes et Nice. Voyageur dans l'âme, il découvre,
à vingt-et-un ans, Dresde,
Prague, Vienne, Munich et Berlin, où il est précepteur
pendant un an.
Le 5 décembre 1914, il est affecté au 38ème
régiment d'artillerie de campagne
basé à Nîmes. Il part pour le front
de Champagne le 4 avril 1915 où il est
nommé brigadier quelques jours plus tard ; puis
maréchal des logis
le 24 août suivant. A sa demande, il est muté
dans l'infanterie le
20 novembre 1915. Il rejoint alors le 96ème R.I.
avec le grade de
sous-lieutenant, toujours en Champagne.
Le 9 mars 1916, il obtient la nationalité française
par décret et,
ironie du sort, huit jours plus tard, il est blessé
à la tempe droite,
d'un éclat d'obus, au bois des Buttes, près
de La Ville-aux-Bois,
dans l'Aisne (le 14 mars, deux bataillons du 96ème
R.I. avaient
été envoyés pour constituer une réserve
en arrière de ce bois
qui venait d'être pris par les Allemands).
La guerre de Guillaume Apollinaire est terminée.
Hospitalisé à
l'hôpital italien du quai d'Orsay, il subit une
trépanation le 9 mai.
Double ironie du sort, il décède deux jours
avant l'Armistice,
de la grippe espagnole, et il est inhumé le 12
novembre 1918,
à Paris, alors que la capitale est en liesse.
De cette période militaire, il reste un recueil
de poésies intitulé
"Poèmes à Lou", correspondance
échangée avec une jeune
femme rencontrée en septembre 1914, à Nice,
et à qui il écrira
jusqu'en janvier 1916. On y retrouve ainsi des références
à sa vie
de soldat comme dans "Si je mourais là-bas
...", "La mésange" ou
"Cote 146".
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autres soldats de la Grande Guerre
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