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Cimetière communal

Mélicocq

Dans le cimetière communal de Mélicocq on trouve l'imposante tombe du chef d'escadron Perreau, du 243ème régiment d'artillerie, tué à l'ennemi le 11 juin 1918

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Cimetière communal - Mélicocq

Dans le cimetière communal de Mélicocq on trouve l'imposante tombe du chef d'escadron Perreau, du 243ème régiment d'artillerie, tué à l'ennemi le 11 juin 1918, ainsi que celle d'un cavalier du 9ème Cuirassiers mort le même jour. Mais on trouve également quelques tombes d'enfants du pays et celles d'autres militaires dont deux se sont suicidés alors qu'il cantonnait dans les environs de Mélicocq

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Dans le cimetière communal de Mélicocq on trouve quelques tombes de combattants de la Grande Guerre dont celle, imposante, du chef d'escadron Perreau, ainsi que quelques tombes d'enfants du pays morts en 14-18. Parmi elles, celle des frères Boucher, tous deux morts à l'âge de 26 ans. Sur le monument funéraire (photo 4), une plaque émaillée avec leurs photos rappelle qu'Albert est mort le 11 novembre 1914. Né le 6 août 1888 à Mélicocq, soldat au 355ème RI, il est décédé des suites de maladie contractée au front à l'ambulance municipale de Nantes où il repose dans le carré militaire "Bouteillerie". Camille, né le 31 juillet 1892 à Mélicocq, était lui canonnier au 233ème RA et il est lui aussi décédé des suites d'une maladie contractée en service aux armées. Une plaque, au pied du monument funéraire, indique d'ailleurs : "Ici repose Camille Boucher du 233ème d'Artillerie décédé à l'Hôpital de Courcelles [Courcelles-sur-Viosne] (Seine-et-Oise, aujourd'hui Val-d'Oise) le 16 novembre 1918".

Un peu plus loin, une simple plaque (photo 5) rappelle le souvenir d'Eugène Emile Dupuis, 31 ans, soldat au 254ème d'Infanterie, mort à Mont-Notre-Dame (Aisne) le 27 janvier 1915. Né le 2 juin 1882 à Mélicocq, Emile est mort à l'ambulance 22 d'une maladie contractée en service commandé.

Georges Perreau, chef d'escadron du 243ème régiment d'artillerie

La plus imposante tombe dans le cimetière de Mélicocq (photo 1), qui attire irrémédiablement le regard, est celle de Georges Perreau. Sur la pierre tombale, un drapeau, une palme, une épée, un képi et trois décorations (Légion d'Honneur, Croix de Guerre et Médaille Militaire) évoquent un militaire, sans aucun doute un chef, dont on retrouve les traits avec un médaillon en bronze représentant son portrait en profil (photo 2). Sur la pierre tombale, on peut lire : "Ici repose Georges Marie Perreau, Chef d'Escadron, commandant le 3e groupe du 234e Régiment d'Artillerie, tué face à l’ennemi le 11 Juin 1918".

En pleine bataille du Matz, Georges Perreau, parti reconnaître la ligne de front, rassembla des groupes de soldats, de différents régiments, désorientés et battant en retraite pour reprendre une marche en avant vers les lignes ennemies. Placé à leur tête et arrivant à proximité de Mélicocq, il fut atteint d'une balle en pleine poitrine. Il se serait alors écrié : "Je suis touché, qu'importe, c'est pour la France !".

Georges Perreau était né le 2 février 1880 à Paris.

Un cavalier du 9ème cuirassiers tombé lors de la bataille du Matz

A proximité de la tombe de Georges Perreau, on trouve la tombe de Maurice Roustang (photo 3), tué le même jour, sur laquelle on peut lire : "Ici repose Roustang Maurice (de Paris), cavalier au 9ème Régiment de Cuirassiers à pied, tombé pour la France au combat de Mélicocq le 11 juin 1918 à l'âge de 20 ans" (il était né le 26 mars 1898). Au 11 juin 1918, le 9ème Cuirassiers, dont le PC se trouvait au château de Mélicocq, reçut l'ordre de tenir avec la dernière énergie sur la ligne du Matz et d'empêcher tout franchissement de la rivière, tout en contre-attaquant tout élément qui aurait réussi à passer. Cependant, dans l'après-midi, des replis d'unités au nord du Matz gagna des éléments chargés de tenir la rive sud et, vers 16h30, Mélicocq tomba aux mains de l'ennemi. A 17h30, l'ordre fut donné de reprendre le village. A 21h00, la contre-attaque fut déclenchée et permit de reprendre un peu de terrain, ce qui allait permettre au 283ème RI de s'élancer à l'assaut du village le lendemain pour le capturer le 13 juin.

Juste à côté de la tombe de Maurice Roustang, on trouve une plaque funéraire et une petite stèle du Souvenir Français avec trois noms de soldats. La plaque est dédiée à René Désarménien, dont le nom figure également sur la stèle, et on peut y lire : "Ici repose René Désarménien, soldat au 9ème Cuirassiers à pied, mort pour la France le 18 - 4 - 18". Né à Saint-Amour (Jura), à une date inconnue, René Désarménien s'est donné la mort. Le 9ème Cuirassiers, depuis le 9 avril, était alors dans le secteur de Longueil-Annel et occupait des positions aux carrières de Montigny, sur le territoire de la commune de Machemont, à moins de deux kilomètres au nord-est de Mélicocq, sur l'autre rive du Matz.

Sur la petite stèle, outre René Désarménien, on trouve les noms de Beyon J.B. du 10ème C.O.A. mort en 1916 et Guérin Jules du RUFB 92 mort en 1918. Jean-Baptiste Beyon, de la 10ème section de Commis et Ouvriers militaires d'Administration, né le 12 mars 1880 à Piré-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine), est mort à Mélicocq le 9 décembre 1916 des suites d'une maladie non imputable au service. Jules Guérin, du 20ème escadron du Train des équipages militaires, né le 4 septembre 1881 à Landivy (Manche), s'est quant à lui donné la mort le 26 mars 1918 à Mélicocq.

Alain Pouteau - Publié
Crédits photographiques : © Alain Pouteau

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