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Monument au 102ème R.I. et au 26ème R.A. - Cuise-la-Motte

Le monument au 102ème RI et au 26ème RA de Cuise-la-Motte rend hommage à la mémoire de 22 combattants français tués le 12 septembre 1914 au bois du Crocq

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Monument au 102ème R.I. et au 26ème R.A. - Cuise-la-Motte

Le monument au 102ème régiment d'infanterie et au 26ème régiment d'artillerie de Cuise-la-Motte rend hommage à la mémoire de vingt-deux combattants français, qui reposent sous ce monument, morts héroïquement, le 12 septembre 1914, aux combats du bois du Crocq, un bois culminant à cent trente-quatre mètres et longeant ce cimetière.

  • Monument au 102ème R.I. et au 26ème R.A.
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Situé à l'intérieur du cimetière du village, derrière l'église, ce monument, en très mauvais état, est dédié à la mémoire de 22 soldats français du 102ème régiment d'infanterie et du 26ème régiment d'artillerie, qui reposent sous ce monument, morts héroïquement, le 12 septembre 1914, aux combats du bois du Crocq, un bois culminant à 134 m et longeant ce cimetière.

Le 12 septembre 1914, le 3ème bataillon du 102ème régiment d'infanterie avait reçu l'ordre de progresser sur le plateau entre Martimont et Croutoy, au sud-est de Cuise-la-Motte. C'est au bois du Crocq qu'il sera sérieusement éprouvé par l'artillerie lourde allemande avant de parvenir à Maison Blanche, au nord de Croutoy, au pied du Mont de Torche pour faire connaître que le pont d'Attichy avait été détruit par l'ennemi. On ignore les pertes exactes endurées ce jour-là par le 3ème bataillon.

Le même jour, à 10h30, le 26ème régiment d'artillerie avait lui installé ses batteries en position sur un chemin de terre qui longe le revers sud du plateau de Martimont, avec mission de battre les hauteurs de la rive droite de l'Aisne, au nord d'Attichy. Mais toutes ses batteries ont elles aussi étaient prises à partie par des tirs d'obusiers de gros calibres occasionnant la mort d'un capitaine et de huit artilleurs (quatre officiers et vingt-six artilleurs blessés).

Il ne s'agit donc pas véritablement de combats mais bien de bombardements intenses d'artillerie lourde qui ont causé la mort des vingt-deux combattants français que ce monument honore. A cette époque, en Picardie, la guerre est encore en phase de mouvements mais cette façon de mourir préfigure ce qui suivra lors de la guerre des tranchées.

Alain Pouteau - Publié

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